J. Philipp HACHERT..   


Philipp Jakob commença sa formation artistique dans l'atelier de son père Philipp, qui décéda en 1786, et de son oncle, un peintre de Berlin.

Il se rendit, à partir de 1758, à l'Académie des Beaux-Arts de Berlin et en 1761, pour la première fois, deux de ses paysages retinrent l'attention.

Il fut invité par le baron Adolf Friedrich Olthoff à Stralsund, Rügen et Stockholm, où Jacob réalisa des peintures murales. Au cours des années 1765 à 1768 il se rendit à Paris en compagnie de Balthasar Anton Dunker.

Il y découvrit, Claude Joseph Vernet, le peintre avignonnais, déjà célèbre pour ses paysages et ses marines, ainsi que le graveur sur cuivre Johann Georg Wille.

En 1767, lors d'un séjour en France, Hackert séjourna plusieurs mois dans la résidence de campagne de l’évêque du Mans, Louis-André de Grimaldi.

Cette résidence était située à La Chaussée-d'Ivry, il y peignit une gouache sur papier, signée datée et localisée Jacq. Ph. Hackert f. à Yvré 17671.

Après un voyage en Normandie et Picardie, en 1768, il partit avec son frère Georg en Italie, vers Rome et Naples. Il entra en relation avec Johann Friedrich Reiffenstein

et William Hamilton. Voyageant dans toute l'Italie, il se fit une réputation de talentueux peintre paysagiste. Puis, il fut appelé à la cour de Naples, auprès du roi Ferdinand IV de Bourbon.

En 1778, de passage dans le Comtat Venaissin, il va véritablement innover en prenant pour la première fois le massif du Mont Ventoux comme seul thème dans son tableau Vue du mont Ventoux depuis les environs de Carpentras2.

En 1786, de retour à la Cour napolitaine, il y rencontra Johann Wolfgang von Goethe. Dès lors les deux hommes se portèrent une estime réciproque. À la suite de l'insurrection des Lazzaroni de Naples,

il s'enfuit à Livourne et à Pise, puis s'établit à Florence. Il décéda à San Piero di Carregio (aujourd'hui Careggi), dans la campagne florentine. Après sa mort, en 1811, Goethe rédigea sa première biographie.